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New Taipei City
Inauguré en 2018, le National Human Rights Museum est présenté par ses instances officielles comme le premier musée d’Asie consacré, à partir de sites historiques eux-mêmes marqués par la répression, à l’histoire des violations des droits humains sous un régime autoritaire. Il s’appuie notamment sur deux lieux majeurs de mémoire, le Jing-Mei White Terror Memorial Park et le Green Island White Terror Memorial Park, qui en font bien davantage qu’un simple musée thématique : il s’agit aussi d’un ensemble mémoriel inscrit dans des lieux où se sont jouées des expériences concrètes d’enfermement, de surveillance et de violence politique. Les résidences Villa Formose sont inscrites sur le site de Jing-Mei, à New Taipei City.
Le musée rassemble des ressources particulièrement précieuses pour les artistes et chercheurs : ouvrages liés à la Terreur blanche, archives, résultats de recherche, enregistrements audiovisuels d’histoire orale, centre d’éducation aux droits humains, salles de lecture et dispositifs d’accès à des archives historiques. Ce socle documentaire est déterminant pour les projets qui souhaitent travailler à partir de matériaux historiques, de récits de témoins, d’archives politiques ou de traces mémorielles, tout en les réinscrivant dans une démarche esthétique, critique ou documentaire.
Ce lieu est particulièrement adapté à des projets portant sur les droits de l’homme, la mémoire des violences d’État, les régimes autoritaires, la justice transitionnelle, les migrations, l’exil, la guerre ou les formes de transmission intergénérationnelle du trauma historique. Il peut également accueillir des propositions qui mettent ces questions en dialogue avec des enjeux contemporains, qu’il s’agisse de la défense des libertés fondamentales, des politiques de réparation, de la vulnérabilité des personnes déplacées ou de la circulation transnationale des récits de violence et de résistance. Le musée ne se limite pas à une fonction commémorative : il encourage une lecture active et actuelle des droits humains.
Pour des artistes souhaitant travailler à Taïwan sur des sujets liés à l’histoire politique, aux mémoires empêchées ou aux formes contemporaines de justice, ce musée constitue un contexte de résidence particulièrement dense, à la fois historiquement ancré, intellectuellement stimulant et fortement résonant avec les débats contemporains.
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